Tuesday, August 28, 2007

Le pain des petits macaques


Ou alors monkey bread en version originale, mais j'aime bien macaques, babouins et autres espèces de singes moins connues, de plus, j'ai fait ce pain avec l'aide de mon neveu, pour les enfants et les grands aussi et les enfants se comportent bien souvent comme les petits singes en criant et sautant.
Ce pain fait forcément penser aux petites brioches roulées à la cannelle, mais est plus rapide à réaliser car il s'agit d'assembler des boulettes de pâte trempées dans le beurre fondu puis dans le sucre parfumé de cannelle. Ici, on a pris de la margarine allégée eu égard aux taux de cholestérol des grands.

Pour un moule à manqué large :

500-600g de farine
1 cc de sel
un sachet de levure de boulangerie
80g de sucre blond + pour les boulettes
+/- 300 ml de lait tiède
40g de margarine fondue
cannelle en poudre

Mélanger la farine, la levure, le sel et le sucre, puis verser le lait peu à peu jusqu'à ce que la pâte prenne. Verser alors la margarine et continuer de pétrir. Si la pâte colle trop, a jouter de la farine, si elle est trop sèche, verser un peu plus de lait.
Beurrer un grand bol en plastique y déposer la boule de pâte, couvrir de film plastique ou d'un torchon et laisser doubler de volume.
Repétrir et laisser de côté.
Dans un bol, faire fondre environ 50 g de margarine.
Dans une assiette creuse, verser du sucre et de la cannelle selon votre goût et les mêler.
Former des boulettes de pâtes à peu près égales, et une à une, les tremper dans la margarine fondue pour bien les enrober, puis les rouler dans le sucre pour bien les recouvrir, les déposer dans un moule beurré. Elles ne doivent pas forcément se toucher. Recouvrir et laisser gonfler.
Faire cuire à four préchauffé 20-30 minutes (tester le coeur avec un cure-dent. Laisser tiédir avant de déguster en détachant les boulettes cuites à la main. Ou servir à l'envers pour laisser admirer le caramel recouvrant le fond du pain.
Déguster la croûte craquante à la cannelle et le succulent caramel du dessous...

Monday, August 20, 2007

Les épices de la joie

Cher(e) lecteur(-rice),
ravie de te retrouver après de longues semaines de séparation. Déménagement et son cortège de désagréments, emménagement et son cortège de paperasseries, vacances et petits soucis, moments de bonheur tout de même, comme de retrouver sa famille et de passer de bons moments avec des membres trop souvent loin des yeux, se prélasser au soleil en surveillant le bébé grandissant d'un oeil tantôt attendri tantôt agacé (ah, le cap des deux ans...!)

Enfin, tout ça pour te dire que je ne t'ai pas oublié(e), mais que j'avais plus urgent à faire que de te parler de ma dernière quiche.
Et si, pour me faire pardonner, je te montrais ma nouvelle cuisine? Allez...


Note le côté moderne et néanmoins pratique du gris (les portes sont blanches avec de fines lignes gris clair, note comme Heidi est à l'aise entre l'évier et le blender)...Apprécie l'audace de ce rouge sang sur les murs, contraste post-moderne au gris et à l'acier du côté droit. Remarque comme les meubles Aïki un peu à l'ancienne s'intègre finalement bien dans l'espace culinaire.


La petite touche perso ramenée de Provence, un brin néo-classique.

Et le bazar dans tout ça, ah oui, ça c'est le raffinement ultra-chic dernier cri de la mère de famille débordée...


Bon, j'arrête le déballage d'adjectifs bobos pour préciser que je loue la cuisine, je n'en suis pas propriétaire. J'ai aussi oublié de dire que je me suis exilée à l'étranger, au Luxembourg pour être précise. Comment ça c'est pas l'étranger? Et si, puisqu'il faut demander une carte de séjour, faire changer l'immatriculation de sa voiture, apprendre la langue locale (non, je plaisante, le français est l'une des langues officielles, une autre étant l'allemand, ça pouvait pas mieux tomber). Fini de financer les projets insensés du nouveau gouvernement, héhé...

Bon, je reviens quand même à la cuisine, figure-toi que je reçois désormais cuisine tv, j'ai pas le temps de tout regarder, hélas, mais il y a quelques programmes sympa, d'autres plus gnangnans. J'espère qu'à la rentrée il y aura des nouveautés intéressantes.

Pendant mes vacances, j'ai passé quelques jours bien agréables chez des cousins qui habitent dans la maison de mes rêves à Sanary-sur-mer. C'est là que j'ai découvert les épices de la joie, offertes à mes cousins par une Soeur (une bonne soeur s'entend) qui s'y connaît en épices et plantes diverses. Elle les préconise le matin dans sa boisson chaude préférée. Comme j'aime ce genre de découverte, et les épices en général, je transmets la recette, car c'est bientôt la rentrée et de la joie, il va en falloir pour affronter la fin des vacances (et déjà, la grisaille ambiante).
C'est pas sorcier, il s'agit d'un tiers de muscade, un tiers de cannelle et un tiers de clous de girofle, le tout moulu. Comme la patience est une vertu chrétienne, Soeur Josephe moût les épices manuellement, mais comme je n'en ai pas beaucoup, de patience, j'ai préféré utiliser l'accessoire moulin à épices vendu avec mon blender, accessoire fort pratique. Après, comme je n'ai pas pesé les épices, j'ai rajouté de la cannelle car ça sentait un peu trop la muscade à mon goût. Ce mélange réchauffe, revigore, et tonifie. C'est le début de la joie.

Pourquoi ne pas en faire un chaï?

Faire chauffer moitié eau et moitié lait dans une casserole. Compter deux petites cuillères à café de sucre par tasse. Quand le liquide commence à bouillonner, verser deux bonnes pincées d'épices de la joie, et deux minutes plus tard, un sachet de thé noir. Laisser bouillir une minute puis couper le feu. Quand le thé a infusé, retirer le sachet et verser dans des tasses. Faire mousser avec un petit fouet à cappuccino et saupoudrer d'un peu d'épices. Déguster chaud dans une tasse porte-bonheur et laisser la joie vous envahir...

PS : vous avez peut-être remarqué que blog actu a retrouvé mon adresse, et si vous arrivez ici par son biais pour la première fois, soyez les bienvenus.